Bonsoir à vous, mes chers lecteurs!
Ouais, je sais, j'ai été porté disparu pendant un bon mois. Je ne suis pas tout à fait de retour non plus, mais je pensais justement à vous mettre au courant de mes dernières péripécies :-)
Donc, je vous avait raconté de quoi sur un projet dans lequel je participais, je le fait toujours, c'est toute une job, mais ça roule pas mal bien à date!
De plus, j'ai maintenant un projet de musique punk, et oui, finalement! Quelques amis très proches et ma copine m'ont donné un bon coup de pied dans le cul pour que je poursuive ma passion pour la musique plus au sérieux - Merci à vous tous! Je suis plus heureux que jamais, je joue sans arrêt, je pratique, je fais de jams avec mes partenaires de band, qui sont merveilleux, je sens même comme si je venais de gagner des nouveaux meilleurs amis.
Notre band (pour l'instant, sans nom, mais on a quelques idées) est composé de moi sur la guitare basse, un de mes collègues de travail et ami à la batterie, un guitariste et une chanteuse/guitariste, tous très talentueux!
Notre chimie ensemble est merveilleuse et on est des puits à idées sans fond! On a même écrit 9 chansons en une semaine, est deux sont déjà complètement prêtes. En me connaissant un peu, vous pouvez imaginer que ce ne sera pas de la musique dans les genres d'Avril Lavigne, Fall Out Boy ou Blink 182 (gangs de prostitués audiophoniques). Non, ceci sera du vrai bon punk, inspiré dans les rythmes de Misfits, avec des textes dans le même genre qu'Exploited ou Dead Kennedys, quoiqu'on ne puisse même pas se comparer à ces légendes, nous essayons de faire quelque chose de vrai, d'honnête et d'original... ce qui est très difficile, mais on y met beaucoup d'effort. Je vous tiendrai au courant de shows que l'on fasse :-)
Un autre point important est que ma copine vient de réaliser sa première exposition! Je suis extrèmement content et fier d'elle! Après quelques mois intenses à peindre, elle a réussi à créer des oeuvres exceptionnelles, qui vont du cyberpunk au cybergoth, en passant par des scénarios plus noires, urbains et même ironiques (ex: "La revenche des corbeaux", où 4 corbeaux se vengent cruellement du renard de la fable de La Fontaine). Si vous êtes amateurs d'un bon coup de pinceau, je vous conseille vivement d'y aller. L'exposition a lieu jusqu'au 15 Septembre à l'Atelier de tatouage Légend'Art et toutes les toiles sont en vente. Si vous avez quelques minutes, faites un tour, vous ne le regretterez pas! ;-)
Voici le blog de ma copine, où vous pourrez avoir un aperçu de quelques unes de ses toiles:
Jusssse Des Gugusssses
Et voici l'adresse du studio où elles sont exposées:
Atelier Légend'Art
6619, rue St-Hubert
Plaza St-Hubert
(entre Beaubien et St-Zotique)
Comme toujours, merci pour votre temps, chers lecteurs! Je ferai de mon mieux pour venir ici vous laisser quelques mots, promis!
Aucun message portant le libellé bonheur. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé bonheur. Afficher tous les messages
samedi 27 juin 2009
lundi 16 mars 2009
12 - "This beauty... The sign of an open eye..."
Qui dit que le black metal ne peux pas être une chose mélodieuse et belle? Alors, c'est parce que nous n'avez jamais prit la peine de chercher. Probablement parce que vous préférez le Top40 à la radio, où il y a plein d'artistes renommés et super talentueux tels que Marie-Mai (oh wow, elle est tellement super-méga-rebelle que j'm'en peux plus), Justin Timberlake (caca), Madonna (caca, avec des rides), ou encore les one-hit-wonders des p'tits chou-chous de Star Académie, qui tomberont dans l'oubli après la prochaine édition du programme.
"Ah, j'aime pas ça, c'est trop violent, ils gueulent tout le temps, c'est rien que du bruit, c'est trop satanique pis ça me fait peur, bla ,bla, bla!"
Vous me faites confiance ou pas, là? Si vous pensez de-même et bien, sans vouloir vous juger et parraître partiel, vous êtes une belle gang de twits avec l'esprit aussi étroit que le cul d'une souris constipée. Voulez-vous vous cultiver un petit peu plus? Ok, je vais vous aider d'abord. Après vous dites que je suis pas gentil, hein?
Tenez, cette chanson vient du dernier album (2006) d'un des meilleurs groupes de black metal qui est jamais existé (après Mayhem, bien sûr): Gorgoroth. Maintenant, fermez vos yeux et cliquez sur le titre de la chanson qui suit... non, attends. Ça va marcher mieux si vous cliquez sur le titre avant et APRÈS vous fermez vos yeux!
(Estie que j'suis con, le pire c'est que j'me trouve drôle, arrêtez donc de m'encourager lol)
Enjoy!
Sign Of An Open Eye
There is a god in man,
and in nature.
He, who sits in the dark,
is the bringer of light.
This beauty,
the sign of an open eye.
Call him, to black flame
Call him, bringer of light
Call him, to black flame
Call him, call him, call him...
Je résiste pas, je vous en envoi une autre, cette fois-ci, d'un autre album plus ancien (2000).
An Excerpt Of X
(Quoi? Ah, les paroles? Ben, c'est en norvégien, tsé... Vous êtes-tu norvégiens? Bon, ben... c'est ça.)
Vous voyez? Merveilleux... comme un yogourt tutti-frutti qui contient tout ce qui est bon: Tout simplement... beau.
...et fuck le mot "yaourt".
"Ah, j'aime pas ça, c'est trop violent, ils gueulent tout le temps, c'est rien que du bruit, c'est trop satanique pis ça me fait peur, bla ,bla, bla!"
Vous me faites confiance ou pas, là? Si vous pensez de-même et bien, sans vouloir vous juger et parraître partiel, vous êtes une belle gang de twits avec l'esprit aussi étroit que le cul d'une souris constipée. Voulez-vous vous cultiver un petit peu plus? Ok, je vais vous aider d'abord. Après vous dites que je suis pas gentil, hein?
Tenez, cette chanson vient du dernier album (2006) d'un des meilleurs groupes de black metal qui est jamais existé (après Mayhem, bien sûr): Gorgoroth. Maintenant, fermez vos yeux et cliquez sur le titre de la chanson qui suit... non, attends. Ça va marcher mieux si vous cliquez sur le titre avant et APRÈS vous fermez vos yeux!
(Estie que j'suis con, le pire c'est que j'me trouve drôle, arrêtez donc de m'encourager lol)
Enjoy!
Sign Of An Open Eye
There is a god in man,
and in nature.
He, who sits in the dark,
is the bringer of light.
This beauty,
the sign of an open eye.
Call him, to black flame
Call him, bringer of light
Call him, to black flame
Call him, call him, call him...
Je résiste pas, je vous en envoi une autre, cette fois-ci, d'un autre album plus ancien (2000).
An Excerpt Of X
(Quoi? Ah, les paroles? Ben, c'est en norvégien, tsé... Vous êtes-tu norvégiens? Bon, ben... c'est ça.)
Vous voyez? Merveilleux... comme un yogourt tutti-frutti qui contient tout ce qui est bon: Tout simplement... beau.
...et fuck le mot "yaourt".
dimanche 15 mars 2009
8 - Maintenant, les bonnes choses de la vie!
Après le texte déprimant et bien trop profond que je vous ai fait subir, je vais vous raconter les bonnes choses de ma vie.
J'ai une blonde. Et oui, comme tout le monde (je pense), j'ai eu des folles, des menteuses, des trompeuses, des immatures, des reines du drame, des irresponsables, des salopes, des indépendantes qui voulaient rien savoir de moi. Je n'ai pas été en amour beaucoup de fois, honnêtement, je dirais deux fois dans ma vie. La première, je me suis trompé, la deuxième, c'est cette fois-ci.
Imaginez, la plus belle femme, la plus créative, la plus honnête, la plus cajoleuse, la plus généreuse. Elle est à moi. Certes, on a nos défauts, surtout en termes de caractère, mais on est parfaits l'un pour l'autre.
Quand je suis découragé, elle me met toujours de bonne humeur avec quelques niaiseries ou des bons bisoux; quand elle est impatiente, je suis le petit patient qui essaye de lui faire comprendre la situation; quand je suis en tabarnak, elle me rassure tout le temps; quand elle est indécise, je suis tout le temps là pour lui donner des conseils... bref, juste parfaits un pour l'autre.
Putain, on s'est même fait pogner avec du hash au Portugal, dans nos dernières vacances! Elle me serra la main et était prète à aller en taule avec moi si ça aurait été nécessaire. C'est qui qui va en taule pendant ses VACANCES?? En tout cas :-P
On a passé par de nombreuses expériences pendant notre relation, beaucoup qui étaient drôles, beaucoup qui ne l'etaient pas, mais on a toujours surmonté ces difficultés ensemble. Enfin, quelqu'un sur qui je peux compter.
J'adore lui dire que je l'aime, la regarder pendant qu'elle dort, même si elle ronfle ou a un fil de bave au coin de la bouche, c'est mon petit ange, et je veux que mes enfants viennent de cette belle femme que j'aime plus que tout au monde. Celle-ci, je suis sûr qu'elle sera une mère merveilleuse et dédiée. Notre relation est égale, elle est moi si jamais je serais né avec un vagin et des boules, et en version pas mal plus belle disons. Deux êtres, en parfaite synchronie. Et maintenant, chers lecteurs, je vais la rejoindre au lit, me coller sur elle et sentir son doux parfum, sa peau soyeuse, et la serrer bien fort dans mes bras, en lui murmurant à l'oreille que je l'aime, même si elle ne l'entends pas, et en m'endormant, pensant que je suis l'homme le plus chanceux au monde...
À venir: d'autres conneries, parce que ça va faire là d'être sérieux et existentialiste ;-P
J'ai une blonde. Et oui, comme tout le monde (je pense), j'ai eu des folles, des menteuses, des trompeuses, des immatures, des reines du drame, des irresponsables, des salopes, des indépendantes qui voulaient rien savoir de moi. Je n'ai pas été en amour beaucoup de fois, honnêtement, je dirais deux fois dans ma vie. La première, je me suis trompé, la deuxième, c'est cette fois-ci.
Imaginez, la plus belle femme, la plus créative, la plus honnête, la plus cajoleuse, la plus généreuse. Elle est à moi. Certes, on a nos défauts, surtout en termes de caractère, mais on est parfaits l'un pour l'autre.
Quand je suis découragé, elle me met toujours de bonne humeur avec quelques niaiseries ou des bons bisoux; quand elle est impatiente, je suis le petit patient qui essaye de lui faire comprendre la situation; quand je suis en tabarnak, elle me rassure tout le temps; quand elle est indécise, je suis tout le temps là pour lui donner des conseils... bref, juste parfaits un pour l'autre.
Putain, on s'est même fait pogner avec du hash au Portugal, dans nos dernières vacances! Elle me serra la main et était prète à aller en taule avec moi si ça aurait été nécessaire. C'est qui qui va en taule pendant ses VACANCES?? En tout cas :-P
On a passé par de nombreuses expériences pendant notre relation, beaucoup qui étaient drôles, beaucoup qui ne l'etaient pas, mais on a toujours surmonté ces difficultés ensemble. Enfin, quelqu'un sur qui je peux compter.
J'adore lui dire que je l'aime, la regarder pendant qu'elle dort, même si elle ronfle ou a un fil de bave au coin de la bouche, c'est mon petit ange, et je veux que mes enfants viennent de cette belle femme que j'aime plus que tout au monde. Celle-ci, je suis sûr qu'elle sera une mère merveilleuse et dédiée. Notre relation est égale, elle est moi si jamais je serais né avec un vagin et des boules, et en version pas mal plus belle disons. Deux êtres, en parfaite synchronie. Et maintenant, chers lecteurs, je vais la rejoindre au lit, me coller sur elle et sentir son doux parfum, sa peau soyeuse, et la serrer bien fort dans mes bras, en lui murmurant à l'oreille que je l'aime, même si elle ne l'entends pas, et en m'endormant, pensant que je suis l'homme le plus chanceux au monde...
À venir: d'autres conneries, parce que ça va faire là d'être sérieux et existentialiste ;-P
Tags:
accomplissement personnel,
amour,
bonheur,
confession
7 - Des vieilles blessures qui guérissent lentement
Ah, la vie...
À quels chemins nous mène-t-elle, comment sommes nous arrivés à ce qu'on est maintenant? Sommes-nous fiers ou même contents avec ce que nous sommes? Sommes-nous ce que nous imaginions quand nous étions enfants?
Je suis fier de ce que j'ai accompli dans ma vie. Je suis libre, je suis un adulte, j'ai mes droits et mes devoirs. Mais cela ne serait jamais accompli sans l'aide de mes parents. Le fait est que j'ai l'âme d'un rebelle. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours été du trouble apparemment. Quand j'étais petit, j'étais l'enfant que vous vouliez avoir: coupe champignon, sage, les meilleures notes de la classe, bien habillé, avec des bonnes manières, poli, introverti, mais discriminé constamment parce que j'étais un nerd, parce que j'étais un petit gros ou alors parce que j'étais portugais... et mon père est un ex-militaire.
Tous ces faits on influencé ma croissance en tant que personne: "Les hommes pleurent pas", "Estie de portugais de merde, retourne donc dans ton pays!", "Maudit que t'es laid, estie de gros cul!", "T'es peut-être le meilleur de la classe, mais on peut quand-même te casser la yeule!".
Ah, les bons souvenirs... ma belle enfance à Montréal, qui a continué au Portugal (parce que là j'étais un "estie d'immigrant"). On me battait souvent, on me crachait dessus, on me vannait constamment. Le plus drôle est que j'ai toujours aimé l'adrénaline d'une bonne bagarre, de battre mon adversaire, qui avait passé de la limite. Quand je me rends compte, tous mes meilleurs amis, je me suis battu avec. J'ai gangé, ils m'ont respecté. "Les hommes ne pleurent pas", "Maudit que t'es laid, estie de gros cul!" à 18 ans j'ai pété une séquence de dépression, d'anorexie et de boulimie qui a duré plus de 2 ans. Les enfants peuvent être à la fois la chose la plus pure et la plus cruel au monde. Aujourd'hui même, j'ai des complèxes de poids.
J'ai eu ma première ulcère à 19 ans parce que je mangeais pas pendant des semaines, j'avais des problèmes d'alcoholémie, de drogues (jamais le chimique par contre, juste du pot et du hash), des insomnies (je ne dormais pas pendant des mois de suite), par conséquence, des hallucinations, j'étais amorphe, je n'avais plus aucun sentiment humain et je m'auto-mutilais juste pour savoir si j'étais encore en vie.
"Ouais, pas mal emo ton affaire..." vous devez penser. Pensée auquelle je vous réponds tout simplement "Vous n'avez pas eu un père ex-militaire". Ce n'est pas le cas. Je ne savias plus ce qu'étais la réalité ou l'horreur, mes hallucinations me montraient des images horribles, je voyait des personnages défigurés, mutilés, dans la rue. Les visages des personnes que je voyait étaient déformés, transformés. J'ai fini par m'isoler chez moi, ne plus aller dehors et à m'enfermer dans ma chambre, sans aucune lumière. Après 2 ans de ceci, je me suis dit "J'en ai assez, ça fini là". Par chance, c'était une semaine de concerts à l'université, le band qui jouait était Xutos e Pontapés, un des plus renommés et anciens bands de rock au Portugal. J'avais prit presque une boîte entière d'anti-dépressifs que j'ai volé à mon coloc d'université, un 40oz de vodka presque entier, des bons joints de hash, et je suis allé au concert. Au fait, si vous cliquez sur le nom du band, vous pourrez écouter la chanson qu'ils jouaient pendant que mon âme laissais, petit à petit, mon corps - je sentais physiquement que la fin était proche.
Je me suis amusé, j'ai vu quelques amis pour la dernière fois, j'ai prit un rum & coke (ma boisson préférée) et j'ai eu ma dernière hallucination: moi et la personne mutilée que je voyais tout le temps, qui m'empêchait de dormir, de qui j'avais peur toutes les nuits. J'ai levé mon verre en disant "See you in Hell, fuckers!", j'ai pris une gorgée de mon verre et j'ai tout de suite perdu connaissance. J'ai des vagues flashs du garde de sécurité qui me demandais si j'étais correct, de quand les infirmiers me foutaient les doigts dans la gorge pour que je vômisse, de quand j'étais dans l'ambulance et je trouvais ça drôle comment ça allait vite et, finalement, comment je me sentais pendant que je me fesait pousser dans une chaise roulante, en train de me baver sur mon épaule droite, immobile. Une overdose, ils disaient. J'ai été, sans pouvoir faire le moindre mouvement, sur une chaise roulant, pendant 6 heures, dans la salle d'attente des urgences, aux petites heures du matin. J'ai été sauvé parce qu'on m'avait fait vômir à temps, avant que mon corps puisse assimiler toutes les cochonneries que j'avais inconsciemment pris.
J'ai été paralisé, à cause des doses généreuses que j'ai prit de tout, pendant 6 heures, attendant la mort. Ouais, les systèmes de santé sont pareils partout dans le monde. Ça a été l'expérience la plus traumatisante de toute ma vie - paralisée, en train de me baver, sur une chaise roulante. Je ne pouvais faire aucun mouvement quand j'ai pris pleine conscience de moi-même, paralisé. Une tentative de suicide, mais à quoi je pensais?? J'ai recourru à l'acte le plus égoïste au monde! Et ma famille? Ma petite soeur? Mes parents? Mes grand-parents, qui m'ont élevé comme leur fils?
Je me suis maladroitement levé à toute vitesse, mon corps ne répondant pas complètement à tous mes ordres, et je suis parti. J'ai rencontré le garde de l'hôpital et lui ai demandé où étaient les toilettes en essayant de paraître normal. Il m'a indiqué la direction à prendre, je me suis lavé la face, j'ai parcouru l'hôpital en essayant de trouver une sortie et je me suis enfuit.
Le jour suivant, je me suis levé dans mon lit. Je ne sais pas comment, mais j'ai réussit à faire à pied les 10 Kms qui séparaient ma maison et l'hôpital. Je pensais que ce n'était qu'un rêve bizarre, dans ma confusion et ma gueule de bois très étrange, comme je n'avais jamais eu avant.
Quelques jours plus tard, une lettre de l'hôpital - une facture - m'a fait réaliser que ce n'avais pas été un rêve, mais oui réalité. "C'est arrivé pour vrai..." je me suis dit, en fixant la facture de mes yeux, "Et je suis encore vivant?", je me suis dit. "Mais comment? Pourquoi?".
Ce fut la fin de tout, "c'est fini, je suis encore vivant... est-ce que cela signifie que j'ai eu une deuxième chance?". Je suis né à nouveau, un nouvel homme, qui a eu une deuxième chance. "Je vais faire de moi la meilleure personne que je puisse être". Et je l'ai fait, je le suis. Personne a jamais su de ceci, même pas mes parents, je n'aurais jamais ôsé leur dire que j'ai été aussi lâche, je n'ôserais jamais leur faire de la peine, pas de cette façon. Je sais que je vais regretter cet acte le restant de mes jours, je le regrette encore. C'est pour ça que ça m'enrage de voir du monde qui se coupe juste pour le trip, ceux qui se font de victime éternelle du monde entier, des prostituées pour de l'attention, quoi.
À partir de ce jour décisif, j'ai changé, j'ai essayé d'être la personne la plus juste, honnête et honorable possible. Mais tout me semble juste une tentative d'impréssioner mon père, de lui montrer que, même si je suis différent, je suis capable, que j'ai de l'honneur, que je suis un vrai homme.
Cela fait pesque un an que je vois pas mes parents, ils sont au Portugal et moi ici. Curieusement, il y a quelques mois, j'ai mangé un souper chinois et dans le fameux biscuit qui vient avec, il y avait ce message: "Vous serez bientôt honoré par quelqu'un que vous respectez". J'ai trouvé ça assez curieux, alors je l'ai gardé dans mon porte-feuilles. Six ou sept mois après, j'ai une grande rechute - ma famille me manque vraiment beaucoup. J'envois un message texte à mon père en vidant mon coeur et en lui disant qu'ils me manquent tous énormément. Mon père me dit que je lui manque et qu'il est fier de moi. Il est fier de MOI. Ma première réaction a été d'ouvrir mon porte-feuilles et de retirer le petit mot du biscuit chinois. Ce que j'ai attendu qu'il me dise pendant des dizaines d'années! Il est fier de moi! Après tous les prix que j'ai reçu, après toutes les bonnes notes, après tous les talents que j'ai développé juste pour avoir son attention et lui montrer que je suis quelqu'un d'exceptionnel, il est fier de moi. Je suis tombé sur le cul. Je suis un vrai homme. Même si mon père a été dure avec moi quand j'était plus jeune, c'est mon héro, mon modèle, ce que j'ai toujours voulu devenir... et il est fier de moi. Il n'y a pas de mots ui peuvent décrire ce moment pour moi, aujourd'hui-même je n'y crois pas. Mais je sais que cela m'a rendu inexplicablement heureux. Ému. Un homme accompli. Toute mon enfance, j'ai attendu d'avoir un "Je t'aime" ou un "Je suis fier de toi" de mon père... et je l'ai eu.
Ce sont ces petits moments d'une vie desquels il faut se rappeler.
Désolé de vous enmerder avec un texte aussi long, mais il fallait que je vide mon coeur, c'est quelque chose qu'il fallait que je raconte, car je n'ai aucune honte de l'avouer. Je ne suis pas une victime et je sais très bien qu'il y a des gens qui ont eu (ou ont encore) une vie bien plus misérable et pénible que la mienne, mais celle-ci est la mienne, c'est tout. Né à nouveau de ses cendres, comme un phénix. J'ai promis à moi-même d'être une personne meilleure et je le suis maintenant.
À la prochaine, chers lecteurs.
À quels chemins nous mène-t-elle, comment sommes nous arrivés à ce qu'on est maintenant? Sommes-nous fiers ou même contents avec ce que nous sommes? Sommes-nous ce que nous imaginions quand nous étions enfants?
Je suis fier de ce que j'ai accompli dans ma vie. Je suis libre, je suis un adulte, j'ai mes droits et mes devoirs. Mais cela ne serait jamais accompli sans l'aide de mes parents. Le fait est que j'ai l'âme d'un rebelle. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours été du trouble apparemment. Quand j'étais petit, j'étais l'enfant que vous vouliez avoir: coupe champignon, sage, les meilleures notes de la classe, bien habillé, avec des bonnes manières, poli, introverti, mais discriminé constamment parce que j'étais un nerd, parce que j'étais un petit gros ou alors parce que j'étais portugais... et mon père est un ex-militaire.
Tous ces faits on influencé ma croissance en tant que personne: "Les hommes pleurent pas", "Estie de portugais de merde, retourne donc dans ton pays!", "Maudit que t'es laid, estie de gros cul!", "T'es peut-être le meilleur de la classe, mais on peut quand-même te casser la yeule!".
Ah, les bons souvenirs... ma belle enfance à Montréal, qui a continué au Portugal (parce que là j'étais un "estie d'immigrant"). On me battait souvent, on me crachait dessus, on me vannait constamment. Le plus drôle est que j'ai toujours aimé l'adrénaline d'une bonne bagarre, de battre mon adversaire, qui avait passé de la limite. Quand je me rends compte, tous mes meilleurs amis, je me suis battu avec. J'ai gangé, ils m'ont respecté. "Les hommes ne pleurent pas", "Maudit que t'es laid, estie de gros cul!" à 18 ans j'ai pété une séquence de dépression, d'anorexie et de boulimie qui a duré plus de 2 ans. Les enfants peuvent être à la fois la chose la plus pure et la plus cruel au monde. Aujourd'hui même, j'ai des complèxes de poids.
J'ai eu ma première ulcère à 19 ans parce que je mangeais pas pendant des semaines, j'avais des problèmes d'alcoholémie, de drogues (jamais le chimique par contre, juste du pot et du hash), des insomnies (je ne dormais pas pendant des mois de suite), par conséquence, des hallucinations, j'étais amorphe, je n'avais plus aucun sentiment humain et je m'auto-mutilais juste pour savoir si j'étais encore en vie.
"Ouais, pas mal emo ton affaire..." vous devez penser. Pensée auquelle je vous réponds tout simplement "Vous n'avez pas eu un père ex-militaire". Ce n'est pas le cas. Je ne savias plus ce qu'étais la réalité ou l'horreur, mes hallucinations me montraient des images horribles, je voyait des personnages défigurés, mutilés, dans la rue. Les visages des personnes que je voyait étaient déformés, transformés. J'ai fini par m'isoler chez moi, ne plus aller dehors et à m'enfermer dans ma chambre, sans aucune lumière. Après 2 ans de ceci, je me suis dit "J'en ai assez, ça fini là". Par chance, c'était une semaine de concerts à l'université, le band qui jouait était Xutos e Pontapés, un des plus renommés et anciens bands de rock au Portugal. J'avais prit presque une boîte entière d'anti-dépressifs que j'ai volé à mon coloc d'université, un 40oz de vodka presque entier, des bons joints de hash, et je suis allé au concert. Au fait, si vous cliquez sur le nom du band, vous pourrez écouter la chanson qu'ils jouaient pendant que mon âme laissais, petit à petit, mon corps - je sentais physiquement que la fin était proche.
Je me suis amusé, j'ai vu quelques amis pour la dernière fois, j'ai prit un rum & coke (ma boisson préférée) et j'ai eu ma dernière hallucination: moi et la personne mutilée que je voyais tout le temps, qui m'empêchait de dormir, de qui j'avais peur toutes les nuits. J'ai levé mon verre en disant "See you in Hell, fuckers!", j'ai pris une gorgée de mon verre et j'ai tout de suite perdu connaissance. J'ai des vagues flashs du garde de sécurité qui me demandais si j'étais correct, de quand les infirmiers me foutaient les doigts dans la gorge pour que je vômisse, de quand j'étais dans l'ambulance et je trouvais ça drôle comment ça allait vite et, finalement, comment je me sentais pendant que je me fesait pousser dans une chaise roulante, en train de me baver sur mon épaule droite, immobile. Une overdose, ils disaient. J'ai été, sans pouvoir faire le moindre mouvement, sur une chaise roulant, pendant 6 heures, dans la salle d'attente des urgences, aux petites heures du matin. J'ai été sauvé parce qu'on m'avait fait vômir à temps, avant que mon corps puisse assimiler toutes les cochonneries que j'avais inconsciemment pris.
J'ai été paralisé, à cause des doses généreuses que j'ai prit de tout, pendant 6 heures, attendant la mort. Ouais, les systèmes de santé sont pareils partout dans le monde. Ça a été l'expérience la plus traumatisante de toute ma vie - paralisée, en train de me baver, sur une chaise roulante. Je ne pouvais faire aucun mouvement quand j'ai pris pleine conscience de moi-même, paralisé. Une tentative de suicide, mais à quoi je pensais?? J'ai recourru à l'acte le plus égoïste au monde! Et ma famille? Ma petite soeur? Mes parents? Mes grand-parents, qui m'ont élevé comme leur fils?
Je me suis maladroitement levé à toute vitesse, mon corps ne répondant pas complètement à tous mes ordres, et je suis parti. J'ai rencontré le garde de l'hôpital et lui ai demandé où étaient les toilettes en essayant de paraître normal. Il m'a indiqué la direction à prendre, je me suis lavé la face, j'ai parcouru l'hôpital en essayant de trouver une sortie et je me suis enfuit.
Le jour suivant, je me suis levé dans mon lit. Je ne sais pas comment, mais j'ai réussit à faire à pied les 10 Kms qui séparaient ma maison et l'hôpital. Je pensais que ce n'était qu'un rêve bizarre, dans ma confusion et ma gueule de bois très étrange, comme je n'avais jamais eu avant.
Quelques jours plus tard, une lettre de l'hôpital - une facture - m'a fait réaliser que ce n'avais pas été un rêve, mais oui réalité. "C'est arrivé pour vrai..." je me suis dit, en fixant la facture de mes yeux, "Et je suis encore vivant?", je me suis dit. "Mais comment? Pourquoi?".
Ce fut la fin de tout, "c'est fini, je suis encore vivant... est-ce que cela signifie que j'ai eu une deuxième chance?". Je suis né à nouveau, un nouvel homme, qui a eu une deuxième chance. "Je vais faire de moi la meilleure personne que je puisse être". Et je l'ai fait, je le suis. Personne a jamais su de ceci, même pas mes parents, je n'aurais jamais ôsé leur dire que j'ai été aussi lâche, je n'ôserais jamais leur faire de la peine, pas de cette façon. Je sais que je vais regretter cet acte le restant de mes jours, je le regrette encore. C'est pour ça que ça m'enrage de voir du monde qui se coupe juste pour le trip, ceux qui se font de victime éternelle du monde entier, des prostituées pour de l'attention, quoi.
À partir de ce jour décisif, j'ai changé, j'ai essayé d'être la personne la plus juste, honnête et honorable possible. Mais tout me semble juste une tentative d'impréssioner mon père, de lui montrer que, même si je suis différent, je suis capable, que j'ai de l'honneur, que je suis un vrai homme.
Cela fait pesque un an que je vois pas mes parents, ils sont au Portugal et moi ici. Curieusement, il y a quelques mois, j'ai mangé un souper chinois et dans le fameux biscuit qui vient avec, il y avait ce message: "Vous serez bientôt honoré par quelqu'un que vous respectez". J'ai trouvé ça assez curieux, alors je l'ai gardé dans mon porte-feuilles. Six ou sept mois après, j'ai une grande rechute - ma famille me manque vraiment beaucoup. J'envois un message texte à mon père en vidant mon coeur et en lui disant qu'ils me manquent tous énormément. Mon père me dit que je lui manque et qu'il est fier de moi. Il est fier de MOI. Ma première réaction a été d'ouvrir mon porte-feuilles et de retirer le petit mot du biscuit chinois. Ce que j'ai attendu qu'il me dise pendant des dizaines d'années! Il est fier de moi! Après tous les prix que j'ai reçu, après toutes les bonnes notes, après tous les talents que j'ai développé juste pour avoir son attention et lui montrer que je suis quelqu'un d'exceptionnel, il est fier de moi. Je suis tombé sur le cul. Je suis un vrai homme. Même si mon père a été dure avec moi quand j'était plus jeune, c'est mon héro, mon modèle, ce que j'ai toujours voulu devenir... et il est fier de moi. Il n'y a pas de mots ui peuvent décrire ce moment pour moi, aujourd'hui-même je n'y crois pas. Mais je sais que cela m'a rendu inexplicablement heureux. Ému. Un homme accompli. Toute mon enfance, j'ai attendu d'avoir un "Je t'aime" ou un "Je suis fier de toi" de mon père... et je l'ai eu.
Ce sont ces petits moments d'une vie desquels il faut se rappeler.
Désolé de vous enmerder avec un texte aussi long, mais il fallait que je vide mon coeur, c'est quelque chose qu'il fallait que je raconte, car je n'ai aucune honte de l'avouer. Je ne suis pas une victime et je sais très bien qu'il y a des gens qui ont eu (ou ont encore) une vie bien plus misérable et pénible que la mienne, mais celle-ci est la mienne, c'est tout. Né à nouveau de ses cendres, comme un phénix. J'ai promis à moi-même d'être une personne meilleure et je le suis maintenant.
À la prochaine, chers lecteurs.
Tags:
accomplissement personnel,
bonheur,
confession,
drogues,
suicide
S'abonner à :
Messages (Atom)
